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Sainte Geneviève des bois - Essonne


1- LE DONJON :

Cet ensemble, inséré dans un parc paysager, qu'on appelle aujourd'hui Le Donjon , désigne un groupe de bâtiments d'âges et de caractères différents, dominés par une grosse tour ronde, héritage médiéval, qui a donné son nom à l'ensemble, et dont l'unité s'est forgée au XVIIIème siècle pour former les communs d'un château aujourd'hui disparu. La Tour a été classée Monument historique en 1923 ; les bâtiments qui l'enveloppent - écurie et logement de la domesticité au XVIIIème siècle, les douves et le lavoir inscrits à l'inventaire supplémentaire en 1961. Le parc a quant à lui été aménagé progressivement depuis 1973, année où la municipalité a entamé la restauration des édifices.

L’édicule situé à proximité de la serre municipale faisait partie intégrante d'une remise et servait de fontaine pour les chevaux.

La serre, de conception architecturale, date de 1 979 ; elle est inspirée de modèles canadiens et demeure unique en France.

2- L'HÔTEL DE VILLE :

L’hôtel de Ville fut construit en 1935, sur les plans de l'architecte René GUIGNARD, à l'extrémité du Tapis-vert qui formait le jardin d'agrément du château. Critiqué à l'époque pour sa démesure, ce bâtiment demeure imposant par sa taille et l'architecture de son toit qui repose sur une impressionnante charpente en béton armé.

Le développement de la ville a rendu nécessaire au début des années 70, la construction d'une Mairie-Annexe agrémentée d'un jardin et d'une fontaine.

3- LA PARC DE LA CHATAIGNERAIE :

Ce parc ombragé est un vestige de l'ancienne forêt de Séquigny qui couvrait naguère le territoire de la ville. Lieu de vie collective jusque dans les années 1 980 avec le centre aéré, la foire régionale, la fête des écoles, il a été réservé depuis pour des événements plus limités, tels qu'expositions, réunions municipales et familiales dans la salle de la Châtaigneraie, afin d'en préserver le fragile écosystème.

4- LA GROTTE DE SAINTE GENEVIEVE DES BOIS :

Dans son état actuel, la Grotte date du XVIIIème siècle. La source qu'on aperçoit dans la niche serait celle que fit jaillir GENEVIEVE en l'an 448 alors qu'elle allait à la rencontre de Saint-LOUP, évêque de Troyes, pour y étancher sa soif. Comme une épidémie sévissait à Essonnes, ses habitants vinrent trouver la Sainte qui les soulagea avec l'eau de la source. Depuis, chaque année, on se rendait en pèlerinage à Sainte Geneviève des Bois le deuxième dimanche après Pâques afin de remercier la Sainte Patronne et d'obtenir la pluie et la guérison des enfants. A noter, les ex-voto et la statue du XVIIIème siècle.

5- LE MARCHE DU DONJON ET LA FRESQUE DU BICENTENAIRE :

Le marché du Donjon a été élevé en 1933. En 1988, le Conseil Municipal, avec M.MOLINARI dont les œuvres jalonnent la cité, s'est lancé dans une aventure sans précédent : la réalisation par les Génovéfains, dont les enfants des écoles primaires et maternelles, d'une fresque en bas-reliefs, afin d'en décorer les façades. Deux mille trois cent personnes dont 1500 enfants ont participé à l'opération, pour un total de 15000 heures de travail.

Cette fresque, message de vie et de paix, comprend 1100 modules qui furent disposés sur les 350 m2 de façade en 1989.

6- LA MAISON DE LA MARECHAUSSEE

Cette demeure fut construite au XVIIIème siècle et servait, si l'on en juge d'après un document de 1784, de presbytère et de maison de charité sorte d'asile-hôpital pour les malades, vieillards et pauvres de la paroisse. On peut donc la considérer comme l'ancêtre de notre C.C.A.S. actuel. Son nom proviendrait, d'après la tradition orale, de ce qu'elle servit un temps à loger des cavaliers de la maréchaussée du roi, ancêtre de la gendarmerie.

8- LA MAISON DE SOUFFLOT :

SOUFFLOT, intendant général des bâtiments royaux, architecte du Panthéon à Paris, aurait fait construire en 1757, selon la tradition, cette confortable maison qui comprenait des communs et une ferme attenants.

Hippolyte COCHERIS, archiviste-paléographe, maire de 1865 à 1882, dont la tombe se trouve au cimetière de Liers, l'acheta et en modifia la façade par un revêtement de pierres rougies au feu.

9- LES JARDINS FAMILIAUX :

Les jardins familiaux sont implantés au Nord du quartier Saint-Hubert depuis 1988 et comprennent 46 parcelles. Ils sont gérés par la Ligue du Coin de Terre. Leur création offre un espace vert et de détente à un quartier fortement urbanisé.

10- LE CHATEAU DE LA COSSONNERIE OU LA MAISON-RUSSE :

Le Château de la Cossonnerie était à l'origine une ferme du XVIIIème siècle, à laquelle fut adjoint au début du XIXème siècle le bâtiment en L, et tire son nom du hameau où il était implanté. Il fut la propriété du secrétaire particulier de Napoléon ler, le baron Agathon FAIN. En 1927, Miss Dorothy PAGET, une anglaise, sur l'initiative de la princesse V.K.METSCHERSKY, l'acheta pour y installer une maison de retraite destinée à accueillir les émigrés russes.

Le parc d'un hectare est agrémenté de statues du XIXème siècle et de nombreux vases Médicis. Il comprenait autrefois une orangerie, des serres, une maison de poupée et un château d'eau alimentant la propriété muni de cascades qu'on appelle de nos jours la Maison des Chats.

11- L’ANCIENNE MAIRIE-ECOLE :

A l'origine, ce bâtiment faisait partie d'une ferme, propriété de M.GOUFFIER, maire, qui la louait à la commune pour servir d'école et de logement d'instituteur. En 1839, le Conseil Municipal, en fil l'acquisition et l'aménagea en Mairie-Ecole. Une extension fut réalisée en 1868, commémorée par la plaque de marbre qui y est apposée. Dès 1933, l'ouverture de groupes scolaires provoqua la désaffection des salles d'écoles. En 1935, ce fut au tour de la mairie transférée dans l’hôtel de Ville actuel. Le 12 mai 1986, la municipalité décida de réhabiliter le bâtiment en le reconstruisant à l'identique. Inauguré le 20 juin 1987, il accueille aujourd'hui une partie des services municipaux. A remarquer, le clocheton et le baromètre en lieu et place de l'horloge traditionnelle.

12- EGLISE CATHOLIQUE :

L’Eglise a été construite en 1876 en face de la Mairie-Ecole, après que la précédente située sur l'actuel parking du centre commercial, datant du XVIIIème siècle, fut gravement endommagée par la foudre en août 1875. En 1992, des vitraux ont été placés sur les verrières. Le monument aux morts date de 1921 et commémore le sacrifice des Génovéfains morts lors des conflits de ce siècle ; érigé à l'origine dans l'allée principale, il fut déplacé récemment.

13- LE QUARTIER DE LIERS ET LA PLACE DE L'ELEPHANT :

Liers formait l'un des hameaux de Sainte Geneviève des Bois, hameau ancien puisque attesté au Moyen Age. Il comportait des Fermes où les Génovéfains s'approvisionnaient en lait, il n'y a pas si longtemps encore.

Le curieux éléphant implanté sur la place date de 1950 ; il fut acheté par M.MASSE, propriétaire du café de Liers, à un entrepreneur de Morsang sur Orge qui avait réalisé une série de gros animaux. Dans l'impossibilité de le faire entrer dans son jardin par la porte cochère, il en fit don à la ville.

14- LA NÉCROPOLE RUSSE :

Celle nécropole au caractère spécifiquement russe comprend, d'une part l'Eglise Notre-Dame de l'Assomption, ses dépendances et son jardin, et d'autre part, les tombes orthodoxes du cimetière communal. L’origine du cimetière provient de l'accueil fait aux émigrés russes au château de la Cossonnerie, qui furent dès 1926 enterrés dans le cimetière communal. Ce cimetière a été inscrit sur l'inventaire des sites pittoresques du département de l'Essonne le 13 novembre 1979. L'église date de 1939, de style novgorodien du XV, siècle.

Elle a été inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1974.

15- LE PARC PIERRE :

Au lieu-dit du Parc Pierre, hameau de Sainte Geneviève des Bois, fut construit en 1869, sur une propriété de 10 hectares, une élégante habitation appelée Le Château. En 1973, la municipalité en décida l'acquisition afin de préserver ce remarquable espace naturel et d'en faire un lieu de détente et de loisirs.

Le château, restauré en 1985, abrite les enfants du centre aéré. En 1986, la ferme et le parc animalier furent ouverts au public.

16- LE BOIS DES TROUS :

Le Bois des Trous, à l'Est de la commune, s'étend sur les territoires de Sainte Geneviève des Bois et de Fleury-Mérogis. L’acquisition de 48 hectares en mai 1988 a permis d'intégrer cette immense propriété dans le patrimoine communal et d'en faire le poumon de la ville. Le Bois des Trous tient cette curieuse dénomination de ce qu'il renferme de nombreuses excavations provenant de l'extraction de la pierre meulière très utilisée dans la construction autrefois.

17- LE GROUPE SCOLAIRE JEAN-MACE :

En 1969, Louis MOLINARI décore l'école maternelle Jean-Macé et réalise pour ce faire, une sculpture, Les Enfants, haute de 9 mètres. Cette œuvre fut inaugurée en 1970 avec les reliefs d'Eugène GUYARD, Les Jeux.

18- LA PLACE FERDINAND BUISSON :

La place Ferdinand BUISSON forme un ensemble composé d’œuvres artistiques et d'un rond-point paysager. La réalisation de la fresque a été dirigée par Jacques SIMON. Elle est longue de 1 0 mètres, large de 2, et pèse 2 tonnes. Inaugurée en 1990, elle représente la forêt de Séquigny à l'époque révolutionnaire.

19- LA BORNE ROYALE N°13 :

Située au rond-point des nourrisses, actuelle place Stalingrad, elle a été classée Monument historique le 30 avril 1931 et transférée depuis de l'autre côté de la place.

20- LE PARC DES BORDS DE L'ORGE :

D'une superficie de 26 hectares, mesurant 1700 mètres de long et 150 de large, ce parc naturel a été ouvert au public en 1983. Il borde la rivière de l'Orge et constitue un site privilégié pour la promenade, les activités sportives et les loisirs. Le site se compose de trois zones plates bien distinctes : au Sud le long de la route de Longpont, une zone de prairies ; puis, une zone boisée ; et enfin, un mélange de prairies et de bois. C'est dans ce dernier périmètre que le Mort-Rù, petit ruisseau venant de Nozay, et la Boële, de Longpont, rejoignent l'Orge ; Orge qui s'appelait autrefois La Boudeuse pour ses débordements intempestifs. Cet ensemble constitue un patrimoine forestier très important qui abrite une faune importante puisque l'on y dénombre pas moins de trente espèces d'oiseaux et qu'on peut observer encore blaireaux, fouines, moutons du Pradon, ratons-laveurs et autres animaux domestiques.


Informations émanant du guide " des Journées du Patrimoine "
Service des Archives Mairie de Ste Geneviève des Bois.

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